Notre première destination en Australie a été Darwin, où nous avons passé une semaine entre hostal et couchsurfing chez Richard,
notre hôte de 58 ans qui vit avec son fils et qui nous a fait découvrir la ville. La première semaine, nous l'avons donc consacré à la découverte de notre première ville australienne et à
l'organisation de nos 6 semaines dans le nord et l'ouest australien. La location de van étant hors de prix, nous avons opté pour l'achat d'une voiture, une Ford Falcon break qui nous servira de
transport et de toit. Curieusement, acheter une voiture totalement équipée revient à la moitié du prix de la location d'un van, et nous comptons la revendre, une fois arrivées à Perth, avant de
prendre notre vol pour Sydney.
Après une semaine, le voyage pouvait commencer. Nous sommes allées visiter le parc national Litchfield et ses cascades pendant
deux jours puis sommes revenues à Darwin pour récupérer Markus, le copain de Claudine, qui s'est décidé à venir, sur un coup de tête, un mois avant la date prévue. Une fois le copain récupéré,
nous avons repris la route, en direction du parc national Kakadu, mais pas pour très longtemps, puisqu'à peine parcouru les 400 km et entré dans le parc, Claudine a oublié son sac à main sur le
toit, et donc perdu tous ses papiers et ceux de Markus. Nous avons fait des pieds et des mains pour retrouver le sac perdu qui, finalement, a été trouvé par un couple, qui l'a ramené au
commissariat de Darwin. Nous sommes donc repartis en direction de Darwin.
Nous avons ensuite repris la route en direction de Uluru ou Ayers Rock. Les distances ici sont énormes et la conduite peut
s'avérer ennuyeuse, les paysages ne changeant pas énormément et notre voiture nous limitant à une vitesse de 100 km/h.
En chemin, nous avons passé quelques jours près de Katherine où nous avons vu nos premiers kangourous. Dans le camping où nous
étions, ils venaient par centaines, dès la tombée de la nuit, récupérer les restes de nourriture des campeurs. Le kangourou est un animal inoffensif et, par la force des choses, ne craignant pas
l'homme. Pendant que je faisais la cuisine, un soir, il y en a un qui est venu piquer un oignon et l'a, innocemment, dégusté à peine à 1 mètre de moi.
Nous avons également fait un tour en bateau dans les gorges et appercu un crocodile qui faisait bronzette. Pour le coup, je ne
m'aventurerais pas à nourrir le crocodile à l'oignon!
Nous avons ensuite visité Devil's Marbles, formation de roches rondes, provenant d'une coulée de lave, vieille de quelques
millions d'années.
Au fur et à mesure que nous avalions les kilomètres, les températures baissaient pour finalement atteindre les négatives à Uluru.
Autant dire que la nuit dans la voiture n'a pas été des plus confortables. Nous sommes allés voir le coucher de soleil et avons pu admirer les changements de couleurs incroyables du rocher,
passant du orange clair ou ocre à un rouge presque carmin. C'était splendide et impressionnant à la fois.
Les fortes pluies, tombées les derniers jours avant notre arrivée, nous ont empêché de visiter le parc national West Macdonnel
puisque nous nous sommes retrouvés, bloqués, devant le seul accès possible ,par la crue d'une rivière. Les pluies peuvent être tellement fortes et le sol est tellement sec, que les inondations
sont fréquentes et peuvent survenir en quelques heures à peine. Nous avons quand même fait une petite balade et escalade gentille au Standley Chasm et avons repris la route, en sens inverse, en
direction de Katherine, puis de la côte ouest.
En Australie, il y a beaucoup de routes non goudronnées et praticables uniquement en 4x4 mais nous nous sommes risqués, tout de
même, à emprunter une de celles-ci afin de raccourcir les km et de changer un peu de décor. Le pari était risqué, nous avons failli rester bloqué par la crue d'une rivière et nous prendre
quelques kangourous, mais nous nous en sommes sortis sains et saufs et la voiture a juste eu le phare avant brisé.
Après environ 8000 km parcourus en 2 semaines, nous avons atteint Broome et la 1ère plage de la côte ouest au sable blanc et à
l'eau turquoise. Le changement de paysage nous a fait du bien et le retour de la chaleur était plus qu'appréciable. Au nord de la côte ouest, la meilleure saison est l'hiver car il ne pleut pas
et les températures n'excèdent pas les 30 degrés. Au passage de la “frontière” entre les deux régions, nous avons subi un contrôle sanitaire obligatoire et avons donc cuisiner tous nos fruits et
légumes, au risque, sinon, de devoir les jeter.
La côte ouest regorge de très belles plages, pour certaines désertes et à flan de falaise ocre et rouge et, pour d'autres,
situées à l'intérieur d'une baie et aux eaux turquoise. Nous croisons très peu de gens et pratiquement aucun jeune. Ici les campings sont bondés de caravanes conduites par des couples de
retraités, qu'ils appellent ici, les “grey nomads”. Pas de bars non plus, ni de connexion internet, ni de réseau portable. C'est un peu le “no mens land” et le charme de la conquête solitaire du
sol australien passé, on se sent un peu seul et surtout complètement isolé. Nous devons tout calculé, essence, vivres etc.. car il est possible de faire plus de 500 km et de ne croiser aucun
village ni aucune station essence.
Je suis contente de retrouver les joies du camping. Claudine et Markus dorment dans la tente et moi dans la voiture. Nous passons
toutes nos soirées à la belle étoile, le nez planté dans la voie lactée. Nous dormons soit dans des campings, soit sur des aires de repos, gratuites, mais sans douches ni toilettes. Chaque matin,
nous assistons à l'envolée de centaines d'oiseaux, dont des espèces de perroquets blanc et rose, qui n'émerveille que moi. Le long de la route, nous croisons beaucoup de kangourous, pour la
plupart écrasés, de nombreuses vaches de toutes sortes et beaucoup de serpents qui viennent se réchauffer sur le bitume. Il est d'ailleurs déconseillé de conduire la nuit car, lors du coucher du
soleil, tous les animaux se dirigent vers les routes à la recherche de la chaleur accumulée pendant la journée.
Les paysages nous ont offerts des baobabs immenses, des falaises rouges érigées au beau milieu du désert, des paysages semblables
à la savane africaine, des kilomètres de plaines asséchées et peuplées de monticules de termites immenses.
Les australiens sont très gentils et serviables. Pour le moment, ce que nous avons vu de l'Australie est sympa mais légèrement
décevant. La vie est très chère et nous explosons complètement notre budget.. Nous avons croisé aussi de nombreux aborigènes. Ils semblent être, pour la plupart très pauvres. Ils ne portent pas
de chaussures, ne connaissent pas l'hygiène et beaucoup mendient. Ils ont un faciès et un corps bien particuliers. La fracture entre blanc et aborigène est nette et cette simple constatation est
triste.
Nous avons eu une mésaventure avec la voiture, un jour seulement après l'avoir récupérée du garage pour la vidange, un jour après
avoir quitté Broome et la civilisation.. Nous sommes allés voir le coucher du soleil, vivement conseillé par la réceptionniste du camping où nous passions la nuit, et avons tapé le bas de caisse
contre un rocher. La voiture s'est mise à tousser et à fumer avant de mourir pendant la nuit. Deux jeunes du camping ont tenté de nous aider, mais sans succès, et nous avons dû faire appel à
Lenny, notre dépanneur, un sacré personnage tout droit sorti de son bled avec sa touche vulgaire et marrante et son énergie débordante. Il nous a récupéré au camping et nous a conduit à Port
Hedland, prochaine ville située 130 km plus au sud. A environ 30 km de notre arrivée, le garage encore ouvert jusqu'à 18h, prêt à réceptionner notre voiture, que nous avions pu contacter 5 mn
plus tôt lorsque nous avions de nouveau du réseau, Lenny est tombé en panne sèche, heureusement à 1m de la pompe à essence. Malheureusement, après cela, son camion ne démarrait plus et il a dû,
lui même, faire appel à une dépanneuse qui a tracté le camion avec notre voiture dessus. C'était très drôle et complètement insolite.
La nuit l'a été tout autant. Etant arrivés finalement trop tard pour le garage, n'ayant aucun hôtel de réservé ni camping, sans
voiture, nous avons planté la tente devant chez Lenny, qui vit au beau milieu de sa casse, dans une zone commerciale de la ville. J'étais tout de même motivée pour faire à manger et cuisiner un
plat de pâte en pleine rue.
Le lendemain, il nous a déposé au garage et ils ont pu réparer la voiture dans la matinée. La mésaventure nous a couté plus de
500 euros mais l'expérience était tellement insolite, qu'au final, elle a mis un grain de folie dans notre voyage.
A présent, nous sommes toujours sur la West Coast. Les derniers jours ont été super, plages magnifiques, soleil, détente. Nous
avons vu des dauphins dans une baie, des requins et des tortues dans un parc aquatique en plein air et avons enfin rencontré des jeunes. Les deux dernières soirées, nous les avons passées à jouer
de la guitare, boire des bières, rire, chanter et même jouer au tennis! Le pied!
Je pense fort à vous, vous me manquez et j'aurais encore des tas de choses à vous raconter mais le moment des retrouvailles
approche peu à peu..
Je vous embrasse très fort et continuez à me donner des nouvelles.
A de plus en plus vite
Candice
Nuestra primera parada en Australia ha sido Darwin, donde hemos pasado una semana entre hostal y couchsurfing, en casa de
Richard, un hombre de 58 años que vive con su hijo. Nos mostró la ciudad y lo pasamos bien con él. La primera semana, la dedicamos
en la organisación de nuestras 6 semanas en el norte y oeste australiano. El alquiler de un van era tan caro, que eligimos la compra de un coche, una
Ford Falcon break, que utilizamos como transporte y techo. Es muy curioso pero la compra de un coche totalmente equipado vale la mitad del precio del alquiler de un van. Ademas, lo vamos a vender
una vez llegado en Perth, antes de coger nuestro vuelo para Sydney.
Después de una semana, el viaje pudó empezar. Fuimos a visitar el parque nacional Litchfield y sus cascadas durante 2 días antes
de volver en Darwin para buscar a Markus, el novio de Claudine, que llegó un mes antes de la fecha inicial. Una vez Markus buscado, hemos ido al parque nacional Kakadu, pero no por mucho tiempo.
Apenas llegado de 400 km de viaje, Claudine olvidó su bolso, con todas sus pertenencias y las de Markus dentro, en el techo del coche. Después de buscar soluciones y luchar por encontrarlo, nos
informaron que una pareja se lo llevó a la policia de Darwin. Volvimos atrás, en dirección de Darwin.
Retuvimos la carretera en dirección de Uluru o Ayers Rock. Las distancias aquí son enormes y conducir puede volverse muy
aburrido. Los paisajes no cambian mucho y nuestro coche nos limita a una velocidad máxima de 100 km/h.
De camino, pasamos algunos días cerca de Katherine donde vimos a nuestros primeros canguros. En nuestro camping, centenas de ellos venían, al atardecer, para recuperar los restos de comida de los camperos. El
canguro es un animal inofensivo y, con el tiempo, no teme mas a los seres humanos. Mientras cocinaba una noche, uno vinó a robarme una cebolla y se la
comió, de manera inocente, a un metro de mí.
Dimos también una vuelta en barco en los canyones y vimos un cocodrilo tomando el sol pero no me atrevería a nutrir el cocodrilo
con una cebolla!
Visitamos después Devil's Marbles, formación de rocas redondas, procedentes de la
lava, viejas de billiones de años.
Mas avanzabamos hacía el sur, mas bajaban las temperaturas, para, finalmente, lograr las negativas en Uluru. No hay que decir que
la noche en el coche no ha sido de las mas agradables. Fuimos a ver el atardecer en la roca de Ayers Rock y pudimos apreciar el cambio de colores pasando de naranja claro a rojo casi carmín. Fue
espléndido y impresionante a la vez.
Las fuertes lluvias de los últimos días nos han bloqueado el único camino posible al parque natural a causa de la crecida de un río. Las lluvias pueden ser tan fuertes y el suelo tan seco, que las inundaciones son frequentes y pueden surgir en apenas algunas horas . Igual pudimos
visitar y escalar un poco en Standley Chasm antes de retomar el camino al revés, en dirección de Katherine, y, después, de la costa oeste.
En Australia, hay muchas carreteras no asfaltadas y practicables unicamente con un 4x4 pero nos arriesgamos igual en tomar una de
ellas, con el objetivo de reducir los kilometros, de cambiar de paisaje y de poner un poco de aventura en nuestro viaje. Casi quedamos bloqueados por la subida de un río, evitamos varios
accidentes con cangurospero lo hemos logrado, sanos y salvos, y solo el faro delantero del coche ha sido estropeado.
Después de recorrer mas o menos 8000 km en 2 semanas, llegamos en Broome y la primera playa de la costa oeste, de arena blanca y
agua cristalina. El cambio de paisaje estuvo agradable y la vuelta del calor mas que agradable. En el norte de la costa oeste, la mejor temporada es el invierno porque no llueve y las
temperaturas no suben mas de 30 grados. Al pasar la “frontera” entre las dos regiones, hubo un control sanitario y tuvimos que cocinar todas nuestras frutas y verduras para no tener que
tirarlas.
La costa oeste possee playas muy lindas, algunas desiertas y frente a acantilado ocre y roja, otras encurvadas en calas de agua turquesa. Cruzamos a poca gente y a casí ningunos jovenes.
Los campings son llenos de autocaravanas conducidas por parejas de retirados, que llaman aquí, los “grey nomads”. Tampoco hay bares, ni conexión internet, ni cobertura para el mobil. Es un
poco el “no mens land” y, pasado el charme de la conquista solitaria del suelo australiano, uno se siente un poco solo y aislado. Hay que calcular todo, gazolina, comida, agua etc... porque es
posible de cruzar ningun pueblo, ni gazolinera, en más de 500 km..
Estoy contenta de hacer de nuevo camping. Claudine et Markus duermen en la carpa y yo en el coche. Pasamos todas nuestras tardes
y noches afuera, la nariz plantada en la vía lactea. Dormimos o en campings o en areas de descanso, gratis, pero sin ducha ni baño. Cada mañana asistimos al vuelo de centenas de parajos, dentro de los
cuales un especie de papagayos de color blanco y rosa. Conduciendo cruzamos a un montón de canguros, la mayoría pisados, muchas vacas de todo tipo y
algunos serpientes que se calentan en el asfalte. Es muy peligroso de conducir durante la noche aquí y todos lo desaconsejan, porque, al atardecer, todos los animales se desplazan hacia la
carretera para aprovechar del calor acumulado durante el día.
Los paisajes nos han ofrecidos numeros árboles distintos como unos baobabs inmensos,
acantilados rojos erigidos en plena mitad del desierto, paisajes similares a la sabana africana, kilómetros de planicies desecados y pobladas por montículos de termitas enormes.
El pueblo australiano es muy simpático y serviable. Por el momento, lo que hemos visto es muy bonito pero un poco decepcionante.
La vida es muy cara y explotamos totalmente nuestro presupuesto. Hemos cruzado a un montón de arborigenes. Paracen ser, por la mayorímea de ellos, muy pobres. No llevan zapatos, son muy sucios,
viven en las afueras de los pueblos en casa que se caen . No conocen las reglas básicas de higiene y muchos mendigan. Tienen una fisonomía y un cuerpo
bien peculiares. La fractura entre blanco y arborigen, una vez más, es neta y esta simple constatación es bien triste.
Hemos tenido una mesaventura con nuestro coche también, solamente un día después de haberlo recuperado del garage para un
control, un día después de irnos de Broome y de la civilisación. Fuimos a ver el atardecer, aconsejado por la recepcionista del camping, y chocamos con el bajo del coche contra una roca. El coche
se pusó a tocer y salió un humo muy negro antes de morir durante la noche. Dos jovenes del camping intentaron ayudarnos pero sin lograrlo y hemos tenido que llamar a Lenny, nuestro
reparador, un increíble personaje directamente procedente de su pueblecito con su toque vulgar y gracioso y su más que energía. Nos recuperó en el
camping y nos llevó en Port Hedland, ciudad más cercana ubicada a 130 km en el sur. A mas o menos 30 km de nuestra llegada, Lenny se quedó sin gazolina, por suerte, a solamente 1m de la
gazolinera. Por desgracia, su camión no se encendió mas y tuvó que llamar también un reparador. La situación era muy graciosa y la noche aún más! Al llegar
demasiado tarde, el garage cerrado, sin coche, sin camping ni hostal donde quedar y sobre todo con nuestro coche encima del camión, pusimos la carpa delante de la casa de Lenny que vive en plena
mitad de su desguace. Era totalmente insólito de hacer camping en la calle y de cocinar pasta pero tenía su lado muy gracioso!
El día siguiente nos llevó al garaje y pudieron reparar el coche enseguida. La mesaventura nos costó más de 500 euros pero hemos
tenido mucha suerte al final y ha sido un poco de aventura en nuestro road trip!
Ahora estamos todavía en la West Coast a unos 700 km de Perth. Pasamos los utlímos días en
lugares muy lindos! Vimos a dolphinos en una baya, tiburones y tortugas en un parque oceánico y, por fin, encontramos a gente joven de super buen rollo! Pasamos las dos últimas noches con
ellos, tocando guitara, charlando, bebiendo. Pude jugar al tenis, una maravilla! Ahora estoy en un ranch mientras Claudine y Markus pasan su última noche juntos en otra ciudad y espero a un grupo
que encontre ayer en el camping para pasarlo bien de nuevo.
Un beso muy grande a todos. Como siempre, habría billones mas de cosas por contar pero ya se acerca el momento de la charla en
vivo!
Os hecho de menos. Hasta este invierno!
Candice